
Promouvoir l’approvisionnement local et la nature en ville : la tendance visant à dédier des zones urbaines à la production agricole tout en sensibilisant au bien-manger se propage à l’échelle mondiale. La Suisse romande a rejoint le mouvement.
Apparus en ville à la fin du XIXe siècle, les jardins ouvriers ont graduellement été convertis en jardins familiaux ou communautaires, avant de gagner les toits de nos immeubles. Plats et inutilisés, ceux-ci peuvent accueillir des potagers urbains qui n’ont pas besoin de grandes surfaces pour fournir un rendement substantiel, même sans engrais ou pesticides.
L’agriculture urbaine permet aussi de recycler les déchets organiques et de prévenir les inondations en cas de fortes pluies. Autres avantages : elle contribue à la qualité des micro-paysages urbains et lutte contre les îlots de chaleur qui se forment en ville pendant l’été.
Les pratiques varient, mais l’objectif est le même : reconnecter les citadins à la production de nourriture, en mêlant réflexions sociales et écologiques. Si l’agriculture urbaine répond à une demande d’alimentation locale, de saison et transparente, elle vise aussi à nourrir le lien social, en mettant des potagers urbains et communautaires à la disposition des habitants, à l’image des plantages lausannois.
Source : https://www.letemps.ch/sciences/lagriculture-urbaine-bourgeonne-suisse-romande
Photo credit : Jean-Pierre Dalbéra via Flickr.com