
Le secteur bancaire offre une grande diversité de prestations, entre autres celui de la gestion de fortune. Le gestionnaire est spécialisé dans la gestion d’avoirs de la clientèle.
Il est le principal interlocuteur du client avec sa banque en matière d’investissements. Il gère également la trésorerie de son client (paiements de factures, de cartes de crédit, transferts, prélèvements ou apports de liquidités, etc.).
Il peut également lui mettre à disposition un « éventail » de services tels que l’assurance-vie, un crédit ou une hypothèque et, selon les besoins du client, lui vendre des conseils personnalisés d’ordre patrimonial, fiscal ou juridique.
La complexité des règlementations internationales dans la lutte contre l’évasion fiscale et le blanchiment d’argent a contraint le gestionnaire à acquérir des nouvelles compétences tant sur le plan fiscal que celui juridique.
Aussi pour conserver sa compétitivité, le gestionnaire doit être une personne possédant de nombreuses facettes. Il est autant financier, visionnaire, fiscaliste qu’habile diplomate.
Pour occuper un poste dans la gestion de fortune, il est nécessaire de posséder ces trois compétences fondamentales :
De plus, l’assurance, l’efficacité et la réactivité doivent faire parties intégrantes de la personnalité d’un gestionnaire de fortune.
En général un niveau d’études supérieures est requis (HEC, Sciences Politiques ou Sciences Economiques), ce qui n’empêche pas une personne avec une solide formation commerciale (CFC, diplôme de commerce ou maturité) d’être préférée à un ou une jeune diplômé(e).
Il est nécessaire de parler plusieurs langues étrangères, outre l’anglais, telles que l’espagnol, l’allemand, le russe ou le chinois pour les langues les plus recherchées.
La plupart des banques proposent à leurs employés des formations diverses à l’interne, dont certaines sont obligatoires pour les personnes travaillant au « front-office », c’est-à-dire pour ceux qui travaillent en direct avec la clientèle.
Les compétences attendues pour un gestionnaire de fortune sont les suivantes :
Le gestionnaire doit parfaitement maîtriser l’univers très vaste des instruments financiers, être au plus près de l’actualité économique et financière qu’elle soit locale ou internationale et enfin acquérir un degré de connaissances élevé en matière fiscale (fin du secret bancaire, lois contre le blanchiment d’argent) et juridique (succession, divorce, donation) afin de répondre au mieux aux besoins du client.
Compétences personnelles
Le gestionnaire doit savoir écouter les besoins de son client afin de lui promulguer le meilleur des services, adapté au profil du client. Il doit être réactif tout en gardant son sang-froid, il n’est pas rare qu’il reçoive plusieurs appels au même moment de clients, l’un voulant passer un ordre de bourse, l’autre voulant transférer de l’argent à un tiers et le dernier ayant sa carte de crédit bloquée. Il doit être d’une grande rigueur et savoir identifier les priorités.
Le gestionnaire doit être un très bon négociateur, avoir une écoute active et être un fin psychologue. Il peut être confronté à un client fort mécontent de la performance de son portefeuille ou à des exigences excessives de la part de certains clients en termes de frais ou de disponibilité par exemple. Il doit déployer de réelles compétences de diplomatie et ne jamais se laisser gagner par ses émotions.
Certains experts prédisent dans un futur lointain la disparition du métier de gestionnaire de fortune en raison de l’automatisation de nombreux services et aux règlementations de plus en plus contraignantes. Seul l’avenir leur donnera raison ou tort : wait and see…
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